septembre 10, 2022

L’amour est la réalité ultime

Par Mokele


L'amour est la réalité ultime

Partie 1 : Entrer dans la liberté perpétuelle

“La réalité n’est qu’une illusion, quoique très persistante.” -Albert Einstein, physicien

Quand je parle de liberté spirituelle, je parle d’être libéré des liens hypnotiques du paradigme actuel.

Dans mon travail, je passe beaucoup de temps à aider les gens à comprendre les manières insidieuses de nous piéger dans les sensibilités perceptuelles et les limites du paradigme dominant.

On nous apprend à croire que nous vivons dans la réalité alors qu’en fait nous vivons dans une illusion très convaincante de la réalité. Cette illusion est formée par des schémas conditionnés de pensées et de sentiments et par les manières habituelles dont nous y répondons.

Nous avons appris quoi penser et comment ressentir, puis on nous apprend à utiliser nos pensées et nos sentiments pour nous dire ce qui est réel.

Cette boucle circulaire crée une illusion de réalité si convaincante que peu d’entre nous soupçonnent que la façon dont les choses sont réellement pourrait être radicalement différente de la façon dont nous pensons et ressentons qu’elles sont.

Il est important de souligner que la libération dont je parle n’est pas censée être une étape transitoire destinée à nous faire passer d’une réalité à une autre.

C’est un état de liberté perpétuelle qui nous laisse toujours ouverts à de nouvelles possibilités. Nous n’oublions jamais qu’il y a toujours plus de possibilités, peu importe ce qui peut nous sembler réel maintenant et nous sommes donc toujours prêts à lâcher prise pour découvrir quelque chose de nouveau.

Partie 2 : Découvrir la réalité de l’unité et de l’amour

« La conscience est en effet toujours avec nous. Tout le monde sait ‘Je suis!’ Personne ne peut nier son être. – Ramana Maharshi, sage hindou

L’un des grands éveils spirituels avec lesquels je travaille est l’éveil de la conscience non-duelle. Le terme non-duel est parfois traduit par unité, mais dans un sens, ce n’est pas du tout une unité.

La non-dualité ne signifie pas un seul. Cela signifie non-deux. Cela n’implique pas autant l’unité que l’absence de séparation et d’inclusivité.

L’idée d’unité suggère trop facilement une masse uniforme indifférenciée, et ce type d’unité exclut la différence, la diversité ou l’unicité.

La non-dualité ne peut pas être ce genre d’unité parce que tout ce qu’elle exclut devient un second à lui-même et alors il y aurait deux.

La nature de la non-dualité est l’inclusivité radicale. C’est un sans second. C’est un intérieur qui n’a pas d’extérieur.

Mes expériences les plus profondes de ce que je ne pouvais appeler que la conscience non-duelle ne m’ont pas laissé un sentiment d’unité ou même de plénitude. Ils m’ont laissé un sentiment d’amour et de connexion avec tout, partout.

Nous existons dans un champ continu d’inséparabilité, en relation constante avec tout. Dans le paradigme actuel, nous avons développé des habitudes de perception qui nous font nous sentir séparés dans une réalité dans laquelle aucune séparation n’existe réellement.

Partie 3 : Se libérer de la séparation et de l’isolement

Ce que nous vivons comme séparation émerge en grande partie de l’expérience du mystère. Je vous perçois comme séparé non pas parce que vous l’êtes, mais parce que je ne sais pas, et peut-être ne peux pas, tout savoir sur vous.

Si nous procédons à un léger ajustement perceptif, le sentiment de séparation devient une rencontre avec le mystère.

L’existence du mystère fait naître un sentiment de curiosité amoureuse qui veut naturellement se confondre avec ce mystère en le connaissant par contact direct. Ce désir de fusion avec le mystère est un amour spirituel qui veut unifier toute la vie.

La première pratique spirituelle avec laquelle j’ai travaillé était méditation dans la lignée de l’enseignement hindou de l’Advaita Vedanta et des enseignements de Ramana Maharshi.

Méditation dans ma façon d’enseigner est une pratique de fusion consciente avec le mystère de l’être.

Même si le langage de mon travail a évolué pour se concentrer sur le langage du changement de paradigme, je trouve toujours que la conscience non-duelle et la pratique de la méditation sont au cœur de ce que j’enseigne.

C’est en partie parce que la méditation telle que je l’enseigne n’est jamais une pratique solitaire pratiquée dans l’isolement.

Si nous pensons que s’asseoir et fermer les yeux signifie que nous sommes seuls, alors nous comprenons mal la véritable portée de ce que signifie être humain. Fermer les yeux ne peut pas vous séparer du reste de l’humanité ou de quoi que ce soit d’autre.

Chaque pensée et chaque sentiment que vous avez dans l’apparente intimité de votre propre esprit a été façonné en relation avec les pensées et les sentiments de tous ceux que vous avez connus et de tous ceux qu’ils ont connus, etc.

Et nous sommes influencés par bien plus que les autres. Chaque expérience que nous avons eue de chaque chose vivante et non vivante a eu une influence déterminante sur nous.

Et ces choses ont été façonnées par les rencontres qu’ils ont eues. Il n’y a pas de séparation.

Rien n’est finalement séparé de tout le reste.

Faire l’expérience directe de la vérité de l’absence de séparation et se reposer sur cette reconnaissance est la façon dont nous recâblons notre système nerveux et adaptons nos sensibilités à l’expérience du champ continu de l’être dans lequel nous vivons.

Lorsque vous fermez les yeux pour méditer, faites-le en sachant que rien ne vous sépare de quoi que ce soit d’autre.